Mot de bienvenue : Emil Steinberger

Un chœur des nations ...

Ce fut à nouveau une surprise. Un chœur qui s'appelait « Chœur des nations » s'est produit sur scène à Soleure et j'ai tout de suite été enthousiasmé. Je n'étais pas seulement fasciné par la qualité, mais aussi par l'idée de réunir des personnes de nations très différentes pour former un chœur magnifique. Je n'ai cessé de regarder les chanteurs. Des visages très différents. Il y avait beaucoup de cultures différentes, c'était évident. Cela m'a beaucoup touchée, car chez nous, on discute toujours de tant de problèmes qui surgissent avec des personnes d'autres cultures. De plus, ces cultures se mettent souvent des bâtons dans les roues, ce qui peut conduire à des confrontations très compliquées.

Mais les chansons font fondre tout cela, les différentes langues ne sont pas un obstacle. Tous les chanteurs trouvent le ton juste, c'est-à-dire qu'on s'efforce d'apprendre des textes en langue étrangère, de pratiquer des accents linguistiques inhabituels, d'adopter des rythmes inhabituels. Chaque membre du chœur est ouvert à l'inhabituel, à l'étranger. On travaille péniblement sur les textes des chansons en langue étrangère jusqu'à ce que l'ensemble soit parfait. La performance du chef d'orchestre, qui ne peut pas se concentrer ici uniquement sur le travail avec la baguette, mais doit maîtriser la communication verbale dans diverses langues, peut être mentionnée en particulier. Là, je ne peux que dire : « Chapeau ! Nous applaudissons volontiers pour la qualité des prestations, mais aussi pour l'esprit qui se cache derrière tout cela et au milieu de ce chœur. Je ne peux m'empêcher de le qualifier d'« exemplaire ».

Emil Steinberger, 3 août 2009